• Titre : Le Monde d’en Bas, Tome 1 : Les prémices518sojyh54l-_sx195_
  • Auteur : Héloïse de Ré
  • Illustrateur : Héloise Collignon
  • Éditeur Éditions du Quotidien
  • Page : 320
  • Parution:  2015

En errant sur internet, je suis tombée sur un article de journal, relatant l’aventure d’une jeune fille, auteur à quatorze ans. Après avoir lu son interview et le résumé du roman, je me suis décidée à tenter l’aventure. Très curieuse de découvrir ce qu’Héloïse de Ré avait à raconter, et je suis bien contente !

« Jill est une jeune fille de douze ans. Elle vit avec sa maman chez sa grand-mère maternelle et mène une existence paisible, entourée de ses amies. Mais un soir, tout bascule ! Sa mère lui fait de troublantes révélations sur ses origines et sa grand-mère les chasse de la maison. les deux bannies trouvent refuge dans le Monde d’en Bas, un univers aussi étrange et passionnant que dangereux, où la magie règne en maître. La jeune fille découvre qu’elle possède de mystérieux pouvoirs, et qu’elle est recherchée par le maléfique Vrisac, qui en veut à sa vie… »

Commençons par les points négatifs : il y en a peu. J’ai eu du mal à rentrer dans le livre pour une raison un peu bête : la typographie et la présentation du texte m’ont gêné. La police n’est pas très agréable, et rebute un peu. Bon, rien de dramatique.

Sinon d’un point de vue plus littéraire, le début est un peu maladroit, un peu trop abrupte, pourtant Héloïse de Ré a une plume agréable, elle le prouve dans le reste du texte. Certains passages sont un peu flous au début, on a du mal à tout comprendre (mais seulement durant les 2/3 premiers chapitres). Ensuite, le seul autre vrai point négatif, est les personnages secondaires. Ils sont très nombreux, et certains mériteraient d’être plus approfondis. On a du mal à savoir qui est qui.  Surtout pour les amis de Jill si on ne se réfère pas à la bible des personnages, on est un peu perdu entre leur généalogie et leur nombre.

Bref, passons au positif. Déjà, le texte est très dense et long, je m’attendais à un roman court, mais c’est un roman de plus de trois cents pages qui m’est arrivé dans les mains. Le texte est très facile d’accès, on ne se perd pas dans l’univers, il n’est présenté ni de façon trop encyclopédique ni de façon trop partielle.

L’univers est très fourni, agréable, on peut y retrouver un peu de Tara Duncan ou de Harry Potter. Tout en restant original. La magie, les zoupis, tous ses petits éléments sont originaux et ne font pas un copié-collé de nos œuvres d’enfance, mais un univers à part.

Quant à l’histoire en elle-même, elle commence dans le vif de l’action avec des morts, et une guerre, le roman ne se prive pas de scènes dures, pas dans leurs descriptions, mais plutôt dans ce qu’elles y racontent. Le récit est très mature et bien mené. Le Monde d’en Bas, ce n’est pas le monde des bisounours (et tant mieux !). Pour en revenir à la trame narrative, elle est bien développée, pas simpliste, avec plein de péripéties, on ne se perd pas dans un dédale, mais on suit notre fil d’Ariane sans problème.

On y suit Jill qui se retrouve mise dehors avec sa mère de chez sa grand-mère, elle apprend qu’elle est originaire du Monde d’en Bas et que son père y est mort durant une guerre contre Vrisac. Elle y retourne pour étudier la magie, laissant son ancienne vie derrière ; mais la vie dans le Monde d’en Bas, n’est pas un long fleuve tranquille et même entre les murs de Prizimm son école de magie, le danger guette…

J’ai adoré Jill et tous les personnages. Ces amis et elle sont une petite bande que j’ai aimé suivre, entre les moments joyeux et ceux de peines. Et les adultes, sont réalistes, humains /SPOILER : J’aime le fait qu’ils ne veuillent pas laisser les enfants participer à la guerre, ce qui est une réaction logique qu’on ne retrouve pas dans tous les romans. / Bref, à la fin du roman on a très envie d’aller faire un tour au Monde d’en Bas et surtout à Prizimm, d’avoir un zoupi… Et de lire la suite ^^

Autres points positifs en vrac : La couverture est sympa, j’aime le dessin et les couleurs. Le langage et tout le background du Monde d’en Bas sont travaillés, très originaux. On ne s’y perd pas, pareil pour l’intrigue, on ne nous dit ni trop, ni pas assez. Les personnages sont attachants, et plusieurs nous sont introduits de manière assez mystérieuse (voir la fin), et on sait que le second tome nous apportera autant de réponses que de questions. J’ai hâte d’en savoir plus sur Assa, Corenn-Tekor et Lise. Mais aussi de retrouver Jill, Zeckiée et surtout Ninalya, ma petite favorite.

Note : etoile etoile etoile etoile etoile

Coup de coeur2

Les moins :

  • La typographie désagréable à lire
  • Un début maladroit (contrairement au reste du texte)
  • Des personnages qui mériteraient d’être approfondis (mieux présenté)

Les plus :

  • Un univers fourni et originale
  • Une intrigue sympa et surprenante
  • Une narration intéressante (changement de point de vue, etc)
  • Des personnages attachants
  • Un roman mature, avec des passages assez durs et matures /SPOILER : Entre morts, un homme qui séquestre sa famille, des moments forts en émotions, loin d’un texte mielleux/.

Bref, j’ai eu l’impression de retomber dans mes Harry Potter ou mes Tara Duncan. Héloïse de Ré a créé malgré son jeune âge, un univers fouillé, et une intrigue qui n’a pas fini de nous surprendre. Un gros coup de cœur pour moi, malgré quelques défauts mineurs, et j’ai hâte de lire la suite ! Si vous avez fini tout vos Harry Potter, Tara Duncan et cie, et que vous en savez plus quoi lire : foncez !

 

Citations :

SPOILERS potentiels

« Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée au royaume des Fées, elle ravisa son jugement sur Corenn-Tekor : finalement, il n’était peut-être pas un abruti de la pire espèce ni une bouse de dragon. »

« – Nous la délivrerons. Même si l’on s’attire le courroux des dirigeants. Même si certains d’entre nous meurent. Même si les Zaquaxys nous déclarent officiellement la guerre. Même si tous les decemois veulent notre peau. Même si tous les ééklamiens nous traquent. Même si tout le Monde d’en Bas souhaite nous occire. Nous la délivrerons. Nous la délivrerons, car nous sommes les Résistants et, même si nous sommes restés dans l’ombre pendants douze ans, nous sommes puissants. »

« Personne n’osait parler. Personne ne pouvait parler. Personne sauf Ninalya. Elle n’avait que neuf ans, mais quand elle prenait la parole, ses mots étaient si sages et justes qu’elle semblait en avoir mille :

– Ce qui s’est passé cette nuit peut être modifié, déclara-t-elle. Le passé est le passé. Il est derrière nous et ne dois jamais s’immiscer dans notre futur, sans quoi nous ne pouvons avancer. Jill, Kazip et Gilles sont en ce moment avec nous et ils vont bien. Alors, à quoi bon se morfondre sur les évènements de cette nuit ? Et même s’ils étaient blessés ou morts, qu’y pourrions-nous ? Ce serait ainsi et il faudrait s’en accommoder. […] »

« Il était neuf heures du soir, mais le ciel conservait son éternelle couleur brune et la lumière mystérieuse du Monde d’en Bas éclairait le jardin en continu. L’obscurité de la nuit n’existait pas dans ce monde magique. »

 

Bonne lecture !

Eyleen Ryden

sorcière

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