• Titre : Les Peuples oubliées – 1

  • Auteur : Brigitte Verguet
  • Illustration : Thomas Verguet
  • Éditeur : Numeriklivres éditions
  • Pages : 233
  • Parution :  2016

 

 


« Argynis s’est évadé des mines du roi Wilhem, où les elfes croupissent depuis de longues années, dans l’indifférence générale. Sa mission : chercher du secours auprès des elfes libres et du peuple ailé, les Ikoras ― car, d’après une prophétie, une des leurs les sauvera.

Alors qu’il se réfugie dans une auberge, il fait la connaissance de Gildwin. Le nain conte des histoires que les hommes qualifient de légendes, mais dont il affirme la véracité. Ainsi, assure-t-il que les Ikoras ont bel et bien existé, même s’ils ne sont probablement plus de ce monde. Un doute subsiste toutefois, puisque nul ne sait ce qu’est devenue la jeune Eléa. À part, peut-être, Arzhael, le vieil enchanteur qui habite sur la montagne de Glace… »

    J’ai fait, l’année dernier un stage dans une maison d’édition, et lorsque je triais les manuscrits,  j’avais vue passer ce roman à la couverture magnifique et au résumé fort tentant. Ainsi, lorsque je l’ai revu, cette fois ci publié je me suis naturellement jeté dessus. Et je ne regrette pas, ce premier roman de Brigitte Verguet est une merveille !

 Nous suivons Gildwin, un nain conteur qui rencontre Argynis un elfe cherchant les légendais Ikoras, qui sont censé sauver selon une légende, les elfes opprimés. En plus de ces deux héros, nous accompagnons beaucoup d’autres personnages durant ce premier tome, certains de façon plus régulière, et on voit leurs intrigues se rejoindre ou s’opposer.


Si j’ai lu d’une traite la première partie, j’ai du faire une pause (partiels obligent) avant de le reprendre, et j’ai eu un peu de mal à me souvenir de qui était qui pendant les premières pages de ma reprise. Toutefois, j’aime beaucoup voir tous ces personnages et toutes ces intrigues qui ne paraissaient pas avoir toujours de point commun, se retrouver.


Je vais commencer par parler de ce qui m’a gênée, car c’est le plus court, vous l’aurez deviné. Ce sont plus des remarques d’ordre technique, disons. Certains passages sont à la première personne alors que le texte est à la troisième (oubli de guillemet je suppose, mais cela peut déstabilisé). Il y a aussi quelques petits problèmes de mise en page minime (bon c’est pas gênant ^-^’).

Passons au vif du sujet, j’aurais aimé que le texte soit plus approfondi par moment surtout pour les descriptions de personnages et de lieux, histoire de pouvoir mieux différencier qui est qui. Certains passages sont aussi un peu trop rapides.

Dernier petit point négatif c’est la fin. Enfin, oui et non. Le roman est très court, et au final, je trouve dommage de ne pas avoir regroupé les deux tomes histoire de faire un bon pavé de 500 pages plutôt que 2 tomes de 240 pages. Mais surtout  la fin de ce tome aurait pu se situer 3/4 chapitre avant nous laissant avec plus de suspense, plutôt que de finir à cet endroit précis qui n’a pas la même charge émotionnelle.


Toutefois, pour le reste, c’est un énorme coup de cœur ! Honnêtement je me suis rarement aussi plongée dans une histoire, je l’ai dévoré. Déjà, le début est génial, tout simplement. On commence avec Gildwin qui nous conte l’histoire des Ikoras, le peuple ailé disparu. Puis s’ensuit une quête effrénée avec Argynis, un elfe évadé des terribles mines du roi Wilhem.

Le roman n’est pas sans rappeler le Seigneur des Anneaux, mais sait garder son originalité propre et des personnages attachants. L’intrigue ne se laisse pas facilement deviner à l’avance et surtout, le monde de l’auteur est agréablement bien construit.

Le style de Brigitte Verguet est efficace et très agréable. On suit le nain et ses amis dans leur quête, sans pouvoir les lâcher. Mais surtout, nous apprenons connaître d’autres personnages qui auront (nous pouvons le deviner) un rôle en bien ou en mal dans la suite. Sans compter que les « méchants » ne sont pas laissé de coter, plusieurs passages de leur point de vue rendre l’histoire plus complète, fournie. J’ai pris beaucoup de plaisir à tous les connaître.

Ce roman charmeur  à su m’emporter aux côtés de Gildwin, Argynis et Élea j’ai vraiment envie de connaître la suite, puisque l’auteur nous laisse avec plusieurs situations en suspens, et l’arrivée de nouveaux personnages. Bref, la suite promet d’être aussi prenante que ce premier tome !

 

Note :


 Coup de

Les plus :

  • L’intrigue
  • La plume de Brigitte Verguet
  • Les personnages
  • L’ambiance « Seigneur des Anneaux »
  • La couverture

Les moins :

  • Quelques erreurs typographiques
  • Aurait pu être plus approfondi


Pour conclure, ce roman est un vrai coup de cœur, j’ai adoré ma lecture de bout en bout. L’autrice sait nous transporter dans un monde complexe avec des personnages attachants. L’intrigue se découvre au fil des pages et promets encore beaucoup. J’ai hâte de lire la suite, j’ai rarement été aussi prise dans une lecture, avec autant d’enthousiasme ! Je le conseil à tous les amateurs de fantasy !!


Citations :
/!\ Spoil /!\


« C’en était trop. Le nain, ainsi apostrophé, se leva brusquement, renversant le banc qui lui servait de siège. Debout, il n’était guère plus grand qu’assis, et des rires éclatèrent. Pourtant, il se lança en avant, se servant de son crâne comme d’une bélier, et percuta le provocateur qui alla s’écraser quelques pas plus loin, au beau milieu d’une tablée de quatre bonshommes à l’allure peu avenante. »

« Il ne pouvait en effet s’empêcher de penser que tous ne sortiraient pas vivant de cette aventure. Qui ne reviendrait pas au palais ? Arzahel . Son âge en faisait une victime potentielle. Mais Iroise n’était guère moins vieille et ne possédait pas les dons de son beau-frère. Et s’il arrivent quelque chose à Samia, pourrait-il se le pardonner ? Pourtant il n’avait pas vraiment le choix. »

« Quelques jours après les arrestations, la capitale avait quasiment repris son allure normale. Quasiment, car si les gens osaient de nouveau sortir dans les rues, ils restaient étrangement silencieux. Tout juste parlaient-ils de la pluie ou du beau temps. Tout le monde se méfiait. »

Bonne lecture !

Eyleen Ryden


Publicités