Chronique : La bibliothèque – Tome 1 : Grandir de Pauline Deysson

  • Titre : La Bibliothèque – Tome 1 : Grandir
  • Auteur : Pauline Deysson
  • Éditeur : Auto-édition
  • Pages : 498
  • Parution:  28 août 2016

 

 

« Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.
Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.
Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

À 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire.
Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes.
L’accompagnerez-vous ? »

Un mot sur l’auteur :photo site pauline

Pauline Deysson, 27 ans, après avoir effectué des études de Lettres, elle devient documentaliste. En septembre 2016, elle se lance dans l’aventure de l’autoédition, avec La Bibliothèque – Tome 1 : Grandir, fruit de 7 ans de réflexions. Mêlant plusieurs genres : fantasy, science-fiction, dystopie …

Je tiens à remercier Pauiline Deysson pour sa confiance.

***

Ce roman est très particulier, non seulement parce qu’il mélange les genres, mais par son intrigue et ses personnages.

Émilie est très jeune et pourtant très intelligente, elle se question et critique sa société. Peut-être un peu trop même, j’ai eu un peu du mal à m’attacher à elle durant le premier tiers du roman. Au fil des pages et de ses aventures, Émilie devient plus attachante à mes yeux.

Le technomonde en lui-même est pensé de manière très complet. Le monde repose sur les technologies, plus de guerres, de famines, ou de livres. Les citoyens sont gavés de jeux vidéo, films et compagnies. Le côté critique de notre société via ce monde électronique est parfois assez manichéen (les jeux vidéo sont mauvais, etc.), néanmoins, le techonomonde mérite d’être complet, tout y est pensé par l’auteur, des instituts à leurs acronymes, aux moindres aspects de la vie de tous les jours.

Pour en revenir aux personnages, beaucoup ne font que passer, ou ne sont pas assez approfondis pour qu’on les différencie dans la masse. Car le roman de Pauline Deysson regorge de nombreux personnages, tous différents, mais parfois, cette surabondance nous perd.

La surabondance ne s’arrête pas aux personnages. L’intrigue, très complexe se perd beaucoup en sous-intrigues, très, très longues au point de presque en oublier notre situation initiale. Si j’ai trouvé les idées très intéressantes, l’auteur à pour moins trop voulu explicité chaque idée, au point de parfois perdre le lecteur. Le roman aurait peut-être gagné à être divisé en deux pour que nous puisions reprendre notre souffle, parmi toute cette action.

L’intrigue reste pourtant un point fort de ce roman : Émilie se retrouve dans la bibliothèque, lieu hors du temps, où se rendent les âmes des rêveurs pour y rêver, justement. De là, elle entreprend un apprentissage. Or chaque rêve qu’elle fait durant son apprentissage laisse place à une histoire, plus ou moins longue. Et une d’entre elles prend la moitié du roman, pour au final avoir une utilité certes réelle, mais aurait gagné à être plus concise. (Même si l’histoire de Léonore m’a énormément plut, au début du récit)

La bibliothèque est un vrai roman dans un roman, une ode au rêve et à la littérature, et j’ai énormément aimé ce point-là. On plonge dans une histoire qui en révèle d’autres, très complètes. Et si on arrive à suivre, c’est une très bonne expérience. L’univers y est extrêmement bien développé et réfléchi. Néanmoins, l’auteur à profils quelques expression à l’alambiqué ou des changements de temps dans le récit parfois injustifié.

Pour le reste, nous suivons Émilie à travers sa formation et ses rêves et si une partie du roman est un peu longue à mon goût, la fin promet une suite à la hauteur.

Note : etoile etoile etoile 2etoilecoups-coeur-etoile-icone-9451-96

 
Les plus :

  • L’univers
  • La richesse de l’intrigue
  • Les histoires dans l’histoire
  • Le mélange des genres

Les moins :

  • Certains passages peu compréhensibles
  • Des sous-histoires un peu longues
  • Une surabondance

Pour conclure si le roman de Pauline Deysson est complexe et peut paraître long, il reste très bien construit et prenant. Si vous aimez le mélange des genres et les dystopies, n’hésitez pas !

Citations :

« -Nier la peur ne fait que la renforcer. Personne ne peut être heureux en faisant abstraction de la part sombre de son être. Le cauchemar est une forme de liberté : c’est l’occasion pour les âmes d’affronter le sens qu’elle donne à la vie, et d’affirmer leur existence. […] »

 

« Imperceptiblement, la peine de Léonore s’estompa. Au fur et à mesure que grandissait l’arbrisseau, elle se remit à sourire et goûter à la vie. Elle n’oubliera jamais ce qu’elle avait perdu ; mais elle avait trouvé autre chose. »

 

Et vous, que lisez-vous ?

Eyleen

sorcière

 

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