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Eyleen Ryden

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Fantastique

Chronique : Saving Paradise – 1 : En Proie au Rêve de Lise Syven

  • Titre : Saving Paradise – 1 : En proie au rêve
  • Auteur : Lise Syven
  • Illustration : Mark Owen / Trevillon Images
  • Éditeur : Castelmore éditions
  • Page : 380
  • Parution: 19 Novembre 2016

 

 

« Faustine Mésanger a tout prévu : l’amour, ce n’est pas pour tout de suite, priorité aux études. La jeune femme a de qui tenir : son père est un brillant chercheur de la Fondation du Griffon, une organisation non gouvernementale qui travaille sur une découverte médicale majeure.
Mais le destin tout tracé de l’étudiante bascule le jour où le laboratoire de la Fondation explose. Faustine est alors menacée de mort, au même titre que son père et ses collègues, et se retrouve placée sous protection rapprochée. Soudain, les examens de fin d’année semblent bien dérisoires…
Tandis que les attaques s’enchaînent, Faustine commence à perdre la raison : elle entend des voix et ses cauchemars la hantent. Même Nato Braye, son garde du corps, se met à douter de sa santé mentale.
Qui cherche à éliminer les membres de la Fondation du Griffon ? »

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Chronique : Marjane – La Crytpe de Marie Pavlenko

  • marjane-tome-1-la-crypteTitre : Marjane – La crypte
  • Auteur : Marie Pavlenko
  • Illustrateur : Daniele Gaspari
  • Editeur : Pocket Jeunesse Edition
  • Parution : 2015

J’ai gagné ce roman lors du concours des un an du blog Ma lecturothèque, que je remercie infiniment ! Je l’avais vite commencé, mais mon déménagement a ralenti mon ardeur…

« Les ninns ont bâti l’immense Résidence cachée au cœur de Paris. Qui sont ces ninns dont les hommes ne soupçonnent rien ? Pourquoi Marjane est-elle obligée de fuir ce refuge où elle a grandi ? Quels lourds secrets va-t-elle découvrir ? »

Marjane a été une très bonne lecture, les personnages sont en général très équilibrés, Marjane balance entre des moments de faiblesse et d’autres où elle nous montre un caractère bien trempé. Andras, son majordome est un des personnages que j’ai aimé le plus découvrir, alors qu’on pourrait le croire moins important,  son histoire est très prenante.

Toutefois, Mats et Ashley m’ont un poil refroidi, je les ai trouvé un peu clichés, sans que cela ne gêne trop ma lecture, non plus. Mats à des réactions souvent très prévisibles et Ashley est très fragile sans avoir vraiment de moment où elle se reprend. D’autres personnages qu’on découvre plus tard sont plus légers, mais tout aussi adorables, le trio Drack, Borvo et Kereb ont été mes chouchous durant ce tome 1. Ils  détendent à merveille l’atmosphère sans non plus faire oublier l’intrigue ou être inutile. Sans compter Jack le corkans, un petite bête adorable (je veux un corkans !!! ).

Quant au reste, l’ambiance est sombre, sans être oppressante, l’univers de Marie Pavlenko est très riche et chacune des créatures fantastiques que l’on connaît est à redécouvrir sous un nouvel angle dans ce récit. J’ai adoré le fait que le roman se déroule à Paris, et adapte le fantastique à notre environnement.
Pour  ce qui est de l’intrigue, elle est juste géniale, on ne devine rien à l’avance, si bien qu’on arrive à  la fin en un clin d’oeil. Il reste beaucoup de mystères à élucider autour de la crypte et de ‘certains personnages, ce qui rend l’achat du tome 2 indispensable !

Note: etoile etoile etoile etoile 2etoile

14825749_1430904970256342_857626194_nLes plus :

  • La couverture ❤
  • L’intrigue
  • Les personnages
  • L’ambiance

Les moins :

  • Certains personnages légèrement clichés

Bref, pour conclure, j’ai vraiment aimé ce premier tome, malgré des petits défauts et j’ai hâte de lire le tome 2 : Le serment, sorti le 20 octobre !

Citations :

« Ta mère est mon secret. Je t’aime et donnerais ma vie pour toi mais je ne partagerai pas ce secret. Il m’appartient. »

« – Et si quelqu’un remarque qu’on n’a pas de ticket ? recommença-t-elle.
– Vous sortez vos crocs, tout le monde hurle et on profite de la panique générale pour se carapater, proposa Andras qui l’entraînait vers un panneau suspendu indiquant la ligne 3, direction Levallois. »

« Marjane, les yeux au bord de quitter leurs orbites, y distingua un homme à tête de faucon faisant un bras de fer avec un homme à tête de mouton, une sorte de garçon avec des pattes de biches qui chantait faux en s’accompagnant à la mandoline, un petit dragon très laid avec trois narines et une langue pendante qui jouait aux échecs contre sa deuxième tête, deux femmes poissons qui buvaient des cocktails roses fluo, et un centaure qui soufflait dans un saxo. »

Bonne lecture !

Eyleen,

sorcière

 

Chronique : Zombitions par Aurélie Mendonça

  • Titre : Zombitions07fd6e_14bedd6bf7ea4962aa738e10873abbc7
  • Auteur : Aurélie Mendonça
  • Illustratrice : Alexandra V. Bach
  • Éditeur : Rebelle Édition –  Collection Lune de Sang
  • Page : 245
  • Parution: Décembre 2014

Ce roman me tentait de puis trèèèèès longtemps, je me le suis enfin procuré au Grésimaginaire et en ai profité pour me le faire dédicacer par Aurélie Mendonça, qui est par ailleurs super sympa. ^^ Je l’ai commencé durant mes partiels, mais j’ai vite du le mettre de coté puisque je risquais de ne plus lire autre chose. Mais hier je l’ai repris et terminé, d’une traite, avec grand plaisir !

« Depuis le début de l’humanité, la fine fleur des guerrières, les Nécrocides, contrecarrent les Maîtres Zombies dans leurs plans de dominations du monde.
Jusqu’à la dernière génération, les lignées de tueuses s’en sortaient plutôt bien, et aucune Apocalypse ne fut à déplorer.
Puis arriva Evangeline Rose.
Née dans une famille où se sont brillamment illustrées toutes les précédentes tueuses, Evy peine à marcher dans leurs pas. Ne devant sa survie qu’à une chance insolente, c’est pourtant sur sa génération que va peser le plan final des Maîtres. Pour son plus grand malheur, elle devra mettre de côté shopping et écriture de romans pour se consacrer à la mission qui fait d’elle une Nécrocide.
Mais allez sauver le monde avec un Microbe dans le tiroir. »

On suit Evy, vingt-huit ans, nécrocide pas très douée, mais très chanceuse. Evy n’a pas choisi cette vie, elle préfèrerait faire du shopping ou continuer à écrire ses romans, mais les morts-vivants obliges, elle sort régulièrement sa machette pour contrer ces hordes de zombies. En parallèle de sa vie de necrocide, elle est auteur. Oui, oui. De roman de zombies. Tout au long du récit Evy nous parle pas mal de sa vie d’auteur, avec humour le plus souvent (du NaNoWriMo, des dédicaces, des interviews etc.). Evangeline est un personnage attachant, très humain et surtout loin d’être parfaite, et c’est ce qui ma le plus plus chez elle.

Pour les autres personnages, Liam et Marco sont touchants et amusants à la fois, la mère et la grand-mère de Sophie sont … spéciales, mais on les comprends (personne n’a dit que chasser des zombies permettait une vie de famille normale, hein…).

Le roman balance entre moments assez lourds, touchants et des moments plus légers, SPOIL : / avec notamment la préparation de l’invasion sur la plage de nudiste./ Le roman n’est pas un roman d’apocalypse (enfin, pas encore ^^) et est très centré sur la sphère familiale, ce qui le rend touchant (et originale), au milieu de tout ces morts-qui-marchent.

L’intrigue quant à elle est géniale et surtout originale. Comme je l’ai dit, pas d’apocalypse, les zombies ont une origine bien précise, les Maitres. Et les infections arrivent dans notre mondes sans qu’on y prête vraiment attentions (grâce aux nécrocides). Le but d’Evy et sa famille,est simple : elles doivent éliminé les invasions de zombies. SPOIL : /Qu’elles peuvent plus ou moins prévoir, grâce à la Magie/.

Evy nous parle souvent de la littérature/film/etc. zombie, et nous donne souvent des conseils, et je dois avouer que ces passages figurent parmi mes favoris, l’humour de l’auteur est vraiment bien venue et très justement dosé. Sans compté les petits détails qui m’ont fait sourire durant ma lecture : le roman se déroule à Lyon et Aurélie Mendonça évoque souvent des boutiques, des monuments, etc., on pourrait presque s’attendre à croiser Evy dans une boutique !

Le roman ce lit tout seul, et, plus on arrive vers la fin, plus on se demande comment ça va finir. Ah et la fin … Elle m’a arraché quelques larmes (oui, oui ! Et pas que la fin d’ailleurs), mais je n’en n’aurais pas vu de meilleurs ! J’ai eu du mal à quitter Evy, le Microbe, Liam et Marco …

Le seul petit bémol, (et encore je chipote) le roman me laisse, après coup, un arrière-gout de « pas fini », j’aurais aimé avoir plus d’informations sur certains personnages, sur les nécrocides, les Nettoyeurs, etc. Et vue la fin, je vois mal la suite répondre à ces questions… Enfin, on ne sait jamais ^^

Note : etoile etoile etoile etoile etoile

Coup de coeur2

Les plus :

  • L’originalité
  • Les personnages
  • L’humour
  • Le style
  • L’ambiance

Les moins :

  • Le manque de certaines informations

Pour conclure, j’ai a-do-ré ce roman, et mon seul regret est de ne pas avoir pris la suite au Gresimaginaire, même si elle va très vite rejoindre ma PAL !

Mon petit marque-page maison à coté de celui de Zombitions :

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Le lien Amazon :

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/!\ Risque de spoil

Citations :

 «  Autant elle avait adoré manger ces drôles de lasagnes au poulet, autant les voir au fond des toilettes… Elle en remit une couche. Il n’y avait pas à dire c’était sexy, une femme enceinte au réveil. » Zombitions

« Conseil également : évitez d’avoir un chat. C’est ingrat, ça se fout comme de sa première souris que tu rentres d’une grosse bataille, ce qu’il veut, c’est que sa gamelle soit remplie, et plus vite de ça fainéants, sinon je te lacère les mollets, ça ne fait même pas de câlins! Ah si, le matin, à cinq heures, quand tu voudrais dormir quelques dizaines de minutes de plus, avant une infection, mais non, Monsieur Ulysse vient ronronner à côté de mon oreille. Je déteste ce chat. » Zombitions

« À les entendre, ils seraient tous des héros. Mais dans la pratique, ils seraient tous morts. » Zombitions

« Un mot sur la décapitation également : ne le faites pas. C’est idiot et ça demande des efforts pour des risques trop importants. Une tête de zombie peut vous choper le mollet pendant que vous êtes aux prises avec un autre de ses copains. Si vous voulez vraiment décapiter un mort-vivant (admettons, vous êtes peut-être fan de la série Highlander, ça arrive), assurez-vous d’écrabouiller son cerveau sous votre botte tout de suite après. » Zombitions

« Elle se plaignait, mais à bien y réfléchir, elle préférait cent fois mieux travailler ses romans qu’exterminer ses voisins. » Zombitions

SPOIL : / « Il ne manquait plus que le baiser passionné avant de risquer leur peau, et des déclarations enflammées pour sceller leur amour éternel. Au moins jusques l’infection zombie. Deux semaines, c’était l’éternité quand on n’avait plus que ça à vivre. »/ Zombitions

Bonne lecture ! N’hésitez pas à me retrouver sur Facebook ou de vous abonner !

Eyleen Ryden

 

sorcière

Chronique : Palimpsestes – Tome 1 : Impressionnisme par Emmanuelle Nuncq

  • Titre : Palimpsestes Tome 1 : Impressionnismepalimpsestes-tome-1
  • Auteur : Emmanuelle Nuncq
  • Illustratrice : Gilles Grimoin
  • Éditeur : Édition du Chat Noir, collection Black Steam
  • Page : 271
  • Parution: 10 Fevrier 2016

Je tiens à remercier les Éditions du Chat Noir pour leur confiance. Ce roman steampunk a été un vrai plaisir pour moi. La couverture magnifique (comme la plupart des romans cette maison d’édition) me donnait très envie !

Paris, 1894

C’est l’effervescence au Louvre : le musée accueille la Pythie, une statue ramenée d’un site archéologique de Delphes. Alors que tous les yeux des visiteurs sont rivés sur la nouvelle œuvre, ceux de Samuel, un jeune gardien, se posent sur Clara, une étudiante en Arts, habituée des salles. Mais depuis l’inauguration de l’exposition, d’étranges événements forcent la rencontre de ces deux jeunes gens, nouvellement associés pour comprendre ce qu’il se trame dans les couloirs du Louvre et empêcher que Paris ne sombre, ensevelie sous les couches du Temps et de l’Histoire.

Le résumé était assez obscur et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Samuel est un jeune homme discret, voire timide, intelligent et très attentionné, il est attachant, même si on voudrait parfois qu’il prenne plus sa vie en mains.

Clara est une étudiante en peinture, sûre d’elle, rebelle et légèrement féministe sur les bords. Emmanuelle met en scène une femme qui veut se faire une place dans une société d’hommes, sans tomber dans les clichés. Elle prend les devants, notamment avec Samuel, ce qui change vraiment d’un roman traditionnel où la romance est menée par l’homme, et la femme n’est qu’une poupée de chiffon qui ne s’intéresse qu’à son paraitre. Par ailleurs, la romance est joliment gérée, l’auteur ne tombe pas dans des clichés, ou du sur-joué, elle s’intègre à l’histoire sans prendre le pas sur l’intrigue principale. Bref, ce personnage m’a charmé d’un bout à l’autre du récit, elle est assez mystérieuse, on a vraiment envie d’en savoir plus sur elle.

Le roman se déroule fin XIXe, et de nombreuse références historiques sont glissées dans le l’histoire, j’ai trouvé cela très original, puisque le récit joue beaucoup dessus, autant que sur les références artistiques, que sur l’histoire du Louvre et de ses résidents.

L’intrigue quant à elle est plutôt bien menée, originale, mais l’auteur donne trop d’indices, si bien qu’on devine vite ce qu’il le passe, dans le premier tiers du roman. Le roman se clôt de façon un peu brusque à mon gout, un peu sur un deus ex machina, assez inattendu, certes, mais un peu trop facile pour un roman qui avait été original d’un bout à l’autre… Cependant, ces petits défauts sont comblés par la jolie plume d’Emmanuelle Nuncq.

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Mon marque-page :

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Les plus :

  • La plume de l’auteur
  • Le côté féministe du livre, sans trop en faire
  • Une histoire d’amour discrète et simple
  • Les références historiques et culturelles
  • L’originalité
  • Des personnages attachants

Le moins :

  • Trop d’indices sur ce qu’il se passe
  • Une fin trop rapide et simple

Pour conclure, ce premier tome m’a charmé, vraiment. J’ai hâte de voir ce que l’auteur nous réserve, puisque la fin ne nous donne pas d’indice. Ce roman est une très belle lecture, que je conseille fortement, l’auteur fait la part des choses et réussit à abordé des thèmes précis comme la place de la femme au XIXe siècle sans tombé dans les clichés et avec des références culturelles et historiques impressionnantes !

Je remercie encore les Éditions du Chat Noir pour ce très bon (& beau) roman !

Lien Amazon (cliquez sur l’image) :

Citations :

« Samuel était amoureux et il se rendit compte que c’était en réalité la première fois de sa vie. Les Femmes qui étaient passées auparavant sur son chemin ne l’avaient jamais bouleversé à ce point. « Palimpsestes, Tome 1 : Impressionisme.

« Elle lui serra la main très fort, tout en continuant à regarder le ciel qui s’assombrissait d’un coup et se mit à déverser une pluie drue et violente. Un instant, son éternel bon naturel faillit.  » Palimpsestes, Tome 1 : Impressionisme.

« Ils assistèrent à cent mariages, cent naissances, cent enterrements, les cloches des églises sonnèrent toute la journée et les étourdirent. » Palimpsestes, Tome 1 : Impressionisme.

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À bientôt !

Eyleen Ryden.

sorcière

Chronique : Sunshine – Episode 1 par Paige McKenzie

  • sunshine-episode-1Titre : Sunshine – Episode 1
  • Auteur : Paige McKenzie
  • Illustratrice : Levy Moroshan
  • Éditeur : Hachette – Colection Blackmoon
  • Page : 304
  • Parution: 10 Fevrier 2016

Tout juste paru, je me suis laissé tenter par ce roman vanté par Wes Craven et R.L. Stine (auteur qui à bercé mon enfance). La couverture particulière au ton vert/sépia m’a particulièrement séduite.

Petit résumé :

« L’univers tranquille de Sunshine, 16 ans, bascule à cause du déménagement que lui impose sa mère adoptive Kate. Pour des raisons professionnelles, Kate conduit sa fille à l’autre bout des États-Unis, dans une maison qu’elle choisit sur Internet. Sunshine constate que rien n’est à son goût : la maison est décrépie, l’intérieur est moche et sombre. Pour couronner le tout, une odeur de moisi flotte dans l’air, l’humidité imprègne les moquettes, la température ambiante donne la chair de poule en permanence. La première nuit, Sunshine entend des pas et des pleurs à l’étage. Bizarrement, sa mère n’entend rien. Sunshine constate aussi que ses affaires ne restent jamais à leur place, sur les étagères de sa chambre. Aucun doute, la maison est hantée. Bientôt Sunshine découvre qu’il s’agit de l’esprit d’une fillette de 10 ans, auquel elle va peu à peu s’habituer. Mais, un autre esprit rôde, bien plus maléfique… Au cours d’une nuit particulièrement angoissante, sa mère entend cette fois aussi des hurlements en provenance de la salle de bains. De l’eau brune coule à flots sous la porte bloquée. Pourtant il n’y a personne derrière, quoique des traces de lutte soient visibles. Kate semble enfin reconnaître qu’il se passe des choses bizarres dans cette maison. Malheureusement pour Sunshine, dès le lendemain matin, Kate a tout oublié et se comporte de plus en plus étrangement… »

Le résumé m’a charmé, j’avais envie d’un roman sombre, voir effrayant et si possible avec son lot de fantômes/démons et autres joyeusetés. On rencontre donc Sunshine, qui vient de déménager avec sa mère. Ce personnage m’a marqué, et me ressemble assez, je me suis beaucoup attaché à elle. Peu sociable, Sunshine ne rentre pas dans les normes : elle ne passe pas sa vie scotchée à Facebook et préfère les vieux objets et la photo aux garçons. Le seul petit reproche que j’ai à lui faire est qu’elle n’est pas censée croire au fantôme et se laisse convaincre en trois chapitres…

Autre chose, Sunshine donne une vision très négative de l’amitié, notamment de l’amitié à distance : parce que sa meilleure amie est différente d’elle, selon l’auteur, leur amitié ne peut pas tenir la distance (ce que je contredis fortement, à titre personnel).

Nolan, le second protagoniste principal n’est pas un garçon parfait, il est en faite un peu étrange, mais adorable. Dommage que son amitié avec Sunshine se noue un peu abruptement,  mais ce duo m’a vraiment plus : ils se complètent vraiment, même si leur relation parait parfois … étrange.

Le seul personnage un peu « cliché » reste Victoria, et vous comprenez pourquoi en lisant le livre. Mais ce n’est pas vraiment gênant, elle m’a même plutôt ait rire.

Comme prévu l’ambiance est assez sombre, angoissante, mais je n’ai jamais été effrayée. Paige McKenzie rompt trop vite le mystère et l’angoisse, si bien que passé les 100 premières pages, on n’a plus vraiment « peur ». Le récit est quand même très entrainant et le rythme autant que l’intrigue nous empêche de le lâcher avant de l’avoir fini !

Sinon le récit est très fluide, l’auteur nous entraine facilement sans qu’on voie (heureusement) ou elle nous mène. À titre personnel, ce roman m’a fait une après-midi ! Mis à part quelques phrases qui m’ont hérissé le poil, et quelques informations qui auraient pu être tenues secrètes plus longtemps, l’intrigue est plutôt bien menée, même si la fin est un peu rapide on se laisse facilement surprendre.

 

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Marque page (ou vous pourrez admirer mon absence de talent pour dessiner des jambes ^^ ) :

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Les plus :

  • Les personnages
  • L’intrigue
  • L’ambiance plutôt sombre
  • Certains retournements de situations

Le moins :

  • La vision de l’amitié
  • Pas assez effrayant

Pour conclure, ce roman est parfait si vous cherchez des frissons sans vous retrouver terrifié, la nuit, accroché à votre lampe de chevet. C’est un bon commencement pour un jeune lecteur en recherche d’épouvante après avoir épuisé les Chaire de Poule et un récit vraiment accrocheur.

 

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Citations :

« Maman coupe le moteur et observe la nouvelle demeure. Deux étages, une véranda, un porche à l’ancienne qui ne supporterait pas le poids d’un bébé. Sur les photos, la maison était blanche. En faite, elle est grise, sauf la porte d’entrée, qui est peinte en rouge vif. Peut-être ont-ils pensé créer un contraste heureux… »  Sunshine, Episode 1

« J’arrange la licorne rose, ais j’ai les mains qui tremblent. Un courant d’air souffle à nouveau, plus fort. Ils soulèvent mes cheveux de mes épaules. Je recule et la licorne m’échappe des mains. Sa corne se casse sur le bureau. » Sunshine, Episode 1

Eyleen Ryden.

 

sorcière

Chronique : Half Bad par Alice Green

  • Titre : Half BadCVT_Half-Bad-T01_2236
  • Auteur : Alice Green
  • Illustrateur : Vincent Gire
  • Éditeur : Milan
  • Pages : 382
  • Parutions : 24 Septembre 2014

  Ce livre faisait partie de ma box littéraire, j’avais vraiment hâte de le lire, le résumé m’intriguait beaucoup :

« Tu ne sais ni lire ni écrire, mais tu guéris vite, pour un sorcier.
Tu ne supportes pas de rester enfermé une fois la nuit tombée.
Tu détestes les sorciers blancs, mais tu aimes Annalise.
Tu es enfermé dans un cage depuis tes quatorze ans.
Maintenant tu n’as pas le choix: tu dois fuir et retrouver Mercury,
la sorcière noire qui dévore les petits garçons.
Et tout ça avant ton dix-septième anniversaire.
Facile… »

Ce roman avait l’air original, malheureusement, c’est loin d’être un coup de cœur. Nathan m’a fait un peu pitié au début, mais plus le récit avance, plus il m’a indifféré, voir exaspéré. Il devient parfois aussi détestable que ses ennemis. Annalise et tous les autres personnages féminin sont plutôt plats, les filles sont justes bonnes à se faire manipulées, à rester passives…  Les personnages « méchants » ne sont pas assez nuancés, on a parfois l’impression de lire un conte pour enfants, ils n’ont aucune humanité, dommage que l’auteur les ai cantonné à leur rôle de méchant. Je n’ai pas « aimé » les détester. Nathan n’ai pas mieux, parfois il manque d’humanité :

SPOILER : Par rapport au fait qu’Annalise se soit fait enlevé, il n’a aucune réaction. /FIN DU SPOILER

Autre chose qui m’a dérangé : la façon dont Nathan idéalise son père, redondante, surtout par rapport à la fin.

SPOILER : On s’attend vraiment au comportement ambigu de celui-ci quand il le rencontre./FIN DU SPOILER

Les seuls personnages que j’ai vraiment aimés sont Célia, d’une certaine façon, elle est mystérieuse, et se détache des autres personnages féminins. Arran est un personnage chou, et la grand–mère est le personnage le plus construit du roman, nuancé, bref humaine.

Outre ceci, certains personnages arrivent sans introduction, comme Rose, ça m’a vraiment gêné dans ma lecture, on a l’impression d’avoir manqué des passages. De plus, certains chapitres sont écrits à la deuxième personne du singulier (Tu), et d’autre, à la première (Je), ce qui a manqué de me faire arrêter la lecture. Utiliser Tu étais étrange, cependant originale, mais passé de l’un à l’autre ? On a l’impression que l’auteur n’arrive pas à se décider, surtout qu’à partir du milieu du roman, l’auteur n’utilise plus que je…

Bref, dommage que l’auteur ne soit pas allé au bout de sa démarche.  Sans compter les chapitres ne sont pas très homogènes, certains font dix pages, d’autres deux paragraphes …

Pourtant l’ambiance est parfois vraiment maitrisé, l’auteur réussit à nous faire rentrer dans le monde de Nathan, les descriptions ne sont ni trop longue, ni trop courte, on a vite une bonne vision d’ensemble.

Autre point fort : l’intrigue, c’est d’ailleurs ce qui m’a fait poursuivre ma lecture, l’intrigue est addictive, mais Sally Green ne vas pas toujours au bout,  parfois elle choisit la facilité. La fin est à la fois prévisible et surprenante, elle « dégonfle » un peu l’intrigue, les efforts de Nathan parraissent vains.

Les plus :

  • L’intrigue prenante
  • Descriptions

Les moins :

  • Trop de clichés
  • L’écriture en général (je/tu)
  • Les facilités de l’intrigue
  • Les personnages féminins

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            Pour conclure, je ne sais pas si je continuerais la série, l’intrigue est prenante mais les personnages plutôt clichés et la personnalité de Nathan , le rendent plat … Pour ce premier tome, j’ai eu l’impression de lire une ébauche, incomplète, pas retravaillé, j’espère que le second tome me fera changé d’avis.

Le petit marque–page :

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Liens Amazon (cliquez sur l’image) :

Citations :

« Le truc, c’est de s’en moquer. Se moquer de la douleur, du reste, de tout. L’indifférence, voilà la clé. »

Half Bad

« À peine a-t-il prononcé ces mots que je devine, je comprends, à son intonation, qu’il n’en a pas terminé avec moi. Il ne compte pas en rester là. Tout ce que je pourrais dire n’y changera rien. Je n’ai plus qu’une seule chose à faire : le haïr. »

Half Bad

«  Trop lent, tout ça. A barboter comme ça, tu t’attardes, mais au moins, l’eau calme la douleur. Continue. Ne t’arrête pas. Ce fichu lac est immense. Ça ne fait rien. Plus c’est grand, mieux c’est. Comme ça ton poignet restera plus longtemps immergé. La nausée te gagne… beurk…  Merde, cette plaie fait peur à voir. L’acide, en tout cas, ne s’écoule plus. Tu vas t’en sortir. Tu l’as battue. »

Half Bad

 

Bonne lecture !

Eyleen Ryden.

sorcière

Chronique : La Balance Brisée – Tome 3 : Élémentale par Lise Syven

  • Titre : La balance Brisée – Tome 3 : Elémentalelise tombe 4
  • Auteur : Lise Syven
  • Illustrateur : Xavier Collette
  • Éditeur : Castelmore
  • Pages : 429
  • Parutions : 18 Novembre 2015

            À peine sortie, ce dernier tome de la Balance Brisée, avait déjà  atterri dans ma PAL ! Avec une couverture toujours aussi sublime et un résumé qui n’appel qu’à la lecture :

« Encore plus de magie…
Pour Élie, enfin tout va enfin bien, ou presque !

Elle aimerait bien se rapprocher de Max et surtout continuer sa petite vie sans se soucier de la Balance Brisée. Mais rien ne va plus depuis qu’un homme chauve-souris a survolé la ville et Mirza n’a toujours pas réapparu.
Cependant, le pire est à venir. Lorsqu’un attentat survient dans l’hôtel de Vyerne, Élie comprend vite que sa famille et ses amis sont de nouveau en danger ! »

            J’ai littéralement dévoré ce livre, en une soirée, c’est dire. On retrouve Élie, plus mature que jamais.  Même si ce n’est pas le personnage dont je me suis sentie le plus proche dans ce tome, Élie assure. On voit vraiment qu’elle a grandi, surtout par rapport à ses amies, même si elle reste encore une ado, elle est devenue un personnage plus profond, au fur et à mesure de la série. Je la trouve de plus en plus inventive et réfléchie. J’aime voir comment ses relations avec ses amies – et avec Max – évoluent ! La complicité entre les personnages rend le roman réel, on a l’impression de retrouver de vieux amis.

Le personnage de Karl m’a plus marqué dans ce dernier tome, il m’a énormément amusé, mais c’est surtout Magalie et Karim qui m’ont fait rire. Magalie reste à la fois adulte et enfant, ces réactions autant que ces répliques m’amuse beaucoup, Karim quant à lui prend enfin une vrais place, et je ne l’apprécie que d’avantage. Ce couple est juste adorable. Enola m’a beaucoup surprise, je l’ai énormément apprécié, elle est très mature, voir adulte, ses répliques enfantines contraste ceci avec justesse.

Et enfin, non des moindres, Mirza, comment dire ? J’adore cette vouivre (je veux une vouivre !), elle est adorable, tellement choute, attentionnée, surprenante ! On en apprendre plus sur elle, sur sa vie etc. Puis, les réactions de Magalie par rapport à la vouivre sont juste hilarantes. Je crois qu’elle, Enola et Élie sont les personnages auxquelles je me suis le plus attachée dans Élémentale.

L’ambiance de ce dernier tome est plutôt électrique, mais largement ponctuée d’éclat de rire ! On ne s’ennuie pas, soit on se ronge les sangs, soit on rit ! L’auteur nous plonge littéralement avec Élie dans son monde, elle dépeint l’environnent avec justesse, on s’y croirait. En plus, elle ne se déconnecte jamais du monde réel : quoiqu’il arrive, Élie est avant tout une collégienne qui passe son brevet, avec les soucis qui vont avec !

L’intrigue, quant à elle est juste super bien construite, j’aime autant la plume de Lise Syven, que ses récits bien ficelés. Ce roman est juste insoutenable, je n’ai pas pu le lâcher et en à peine trois heures, il était fini. Il se passe littéralement trop de choses, impossible de refermer ce livre, tout ce que l’on veut c’est savoir la suite, on a trop de questions en tête, si bien que, les pages défilent et on  arrive à la fin trop tôt.

Lise Syven évoque des thèmes pour tout âges, les attentats, les engueulades entre copines, les histoires de famille, etc. Elle répond aux interrogations des plus jeunes, et le fait avec brio, sans oublier le récit. Je le trouve idéal pour les jeunes et les moins jeunes, on trouve son compte à tout âge.

Les plus :

  • Les thèmes abordés très instructif pour les ados
  • L’instigue bien ficelé
  • Les personnages attachants
  • Mirza et Aribo
  • L’ambiance

Les moins :

  • Certaines parties de la fin (Max)
  • Un univers riche qui mériterait une suite.  (Bon, ok, ce n’est pas vraiment un moins, mais je n’ai rien trouvé d’autre).

Note : etoile etoile etoile etoile etoile

Coup de coeur2

Pour conclure, La Balance Brisé est vraiment ma série jeunesse française préféré. J’adore la plume de Lise Syven, ça ma vraiment donné envie de lire d’autre roman d’elle. Elle aborde des thèmes de tous les jours, pour tous les âges, les personnages son attachant, un vrais arc-en-ciel d’émotion. Pour moi c’est certains que je ferais lire cette série à mes enfant (quand j’en aurais ^^), elle est pour moi un passage oblige de la littérature jeunesse/fantastique, mais je dois avoué la quitter avec regret.

J’espère que la chronique vous a plut, ça a été dur de ne pas spoiler … 🙂

Mon petit marque-page maison : 

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Citations :

« – Ils réussiront, j’en suis convaincue. Sois certaines que, même si le pire se produisait, il y aura toujours des gens pour s’opposer aux terroristes. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« Vivement que la cloche sonne ! Je commence  à me demander si je vais survivre à cette journée. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« Mag profite du retard de Karim pour tester une recette. Quand se lassera–t–elle de nous empoissonner ? »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« […] Vieux Tonton les taille en pièces avant de les inviter à vider les lieux. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

J’en ai peu, je l’avoue, j’ai été trop prise par ma lecture … 🙂 

Eyleen Ryden.

sorcière

Chronique : Le Passage du Diable par Anne Fine

  • Titre : Le Passage du DiablePassage du Diable
  • Auteur : Anne Fine
  • Illustrateur : Pgiam/ Getty Images
  • Éditeur : L’école des loisirs
  • Pages : 366
  • Parutions : 8 Avril 2015

J’avais entrevue ce roman dans un Cultura. Quelque temps après, j’ai craqué. La couverture m’intriguait, le résumé encore plus, il promettait un récit assez sombre. Je l’ai lu très vite et n’ai pas été déçue. Anne Fine à une belle plume, simple et fluides, les chapitre s’enchaînent sans qu’on s’en rende comptes.

« Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.

Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?

De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ? »

 

Daniel a toujours vécu enfermé, il apprend petit à petit la vie, avec le Dr Marlow, c’est un personnage qui ne cesse d’apprendre, il est très attachant. Je l’ai beaucoup aimé, mais il manque un peu de jugeote, les indices sont là, crève les yeux, mais non.

Liliana, sa mère est un personnage assez ambiguë, on a du mal à la cerner, et plus on en apprend sur son passé, plus notre opinion ne cesse de changer. J’ai bien aimé les multiples aspects de sa personnalité, et qu’elle soit présente, même quand elle n’est pas physiquement là. Elle en devient parfois plus importante que Daniel.

Le Dr Marlow est un homme savant, intelligent, juste mais comme Daniel, il manque de jugeote, il est naïf.  Sophie, sa fille, est le personnage le plus joyeux du roman, un rayon de soleil, malgré ses réactions enfantines. Elle est moins naïve que son père mais ses actions sont parfois irréfléchies.

Martha et Thomas, deux personnages que Daniel rencontreras plus tard, liés à sa mère, m’on plutôt exaspéré, ils sont trop mystérieux, ce qui ne leur vas pas. De plus, ils sont trop pessimistes, résignés à une fatalité. Je n’aime pas vraiment le personnage résignés, avant même s’avoir essayés.

Enfin, Jack, que l’on rencontre plus tard est un personnage que j’ai adoré, mais, ses actions, ses buts sont trop transparent. Il est prévisible, mais reste un personnage étrange, ambiguë et ça m’a plu.

L’ambiance du roman est assez sombre, surtout dans la deuxième partie du roman. On ne sait jamais à quelle époque on est : il n’y a pas de voitures mais des charrettes, donc nous nous ne sommes pas à notre époque, mais aucune date n’est précisée.

L’intrigue quant à elle est original, on suit plusieurs pistes, tout restes mystérieux, mais, finalement, l’auteur donne trop d’indice, ce qui a finit par me gâcher la fin, avant les ¾ du roman, j’avais devinée les grandes lignes (bon, en même temps je lis beaucoup, et il ça m’arrive aussi devant des films…).

La fin quant à elle est trop expliquée, alors que le récit balance entre fantastique et réalité, le fin est trop explicatif, une simple chute aurait été plus efficace. Le rôle de Jack est malheureusement prévisible. On a beaucoup de questions par rapport à cette maison et  à Liliane, on obtiendra nos réponses, avec un peu trop de détails à mon goût.

Pourtant, le roman est vraiment bien, j’ai dévoré les ¾ du roman en une soirée, mais la fin m’a déçue, compte tenu du récit, qui était prometteur.

Anne Fine aborde la folie, avec le point de vue de Daniel, qui est jeune, c’est intéressant.  N’ayant pas vécu en société, son point de vue est  neutre, sans préjugé d’une certaine façon, mais il est aussi manipulable. La littérature aussi est présente par Daniel, qui a longtemps vécu par les livres, ils lui ont donné une vie que sa mère lui refusait. Le vaudou et la magie y tienne une place importante, on ne sait jamais si magie il y a ou non, jusqu’à la fin (ou presque).

Les Plus :

  • L’ambiance
  • L’intrigue
  • Les personnages (Daniel, Jack)

Les Moins :

  • La fin (trop explicative)
  • Trop d’indices

Note : etoile etoile etoile etoile coups-coeur-etoile-icone-9451-96

Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce roman, l’intrigue est bonne, les personnages attachant, ce livre m’a donné envie d’en découvrir d’autre d’Anne Fine.

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Petit marque page réalisé par mes soins 🙂 :

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Citations :

 

« J’ai toujours eu une drôle de vie. Depuis le tout début. Moi, je ne la trouvais pas bizarre, bien sûr. Je suis convaincu que chaque individu, sur cette terre, est persuadé de mener une vie normale et croit que c’est celle des autres qui ne l’est pas. » Le Passage du Diable.

 

« Les passages du diable sont les chemins les plus ordinaires. Croyez-moi. Et le mal n’a pas toujours les traits de la laideur. On ne saurait lire, sur le visage d’un homme, la couleur de son âme. Mais rassurez-vous, poursuivit-il en levant les bras, il existe un moyen de s’en défendre, un seul. Car le diable ne peut arriver a ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte. » Le Passage du Diable.

 

« C’est ta façon de vivre qui fait de toi ce que tu es. » Le Passage du Diable.

Chronique : Le livre des choses perdues par John Connolly

  • Titre : Le livre des choses perduesLivres des choses perdue
  • Auteur : John Connolly
  • Illustrateur : Renaud Bec
  • Éditeur : J’ai Lu Fantasy
  • Page : 377
  • Parution: 7 Mai 2011

 

J’ai été tenté par la couverture sombre de Renaud Bec, et encore plus par son synopsis aussi sombre que mystérieux :

« L’Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n’en ressent pas moins l’inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l’appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n’était pas là… Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu’il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où, au détour de chaque chemin, le guette un danger qu’il doit affronter s’il veut un jour rentrer chez lui. »

Le roman commence lorsque David va perdre sa mère, avec qui il est très proche, et partage une passion commune pour la lecture. Son père va finir par retrouver quelqu’un et avoir un deuxième fils. À partir de la mort de sa mère, et encore plus avec l’arrivé d’étrangers dans sa vie, les problèmes commencent : David se met à entendre les livres et à avoir des pertes de conscience, de plus en plus longues. Ces pertes de consciences n’en sont pas vraiment, puisque David en garde des souvenirs. Un soir, persuadé d’avoir entendu sa mère, il suit cette voix et vas finir par rejoindre un monde étrange et dangereux peuplé des êtres de conte.

Un des grands thèmes de ce roman est  la lecture et les livres. Les références aux contes et récits populaires sont nombreuse. J’ai beaucoup aimée comment l’auteur laisse une grand place à aux écrits à et à l’imagination.

« Les histoires restent endormies, dans l’espoir de se réveiller un jour. Mais quand quelqu’un se met à les lire, elles commencent à se transformer. Elles s’enracinent dans l’imagination du lecteur et peuvent le métamorphoser. Les histoires veulent être lues, disaient la mère de David. Elles en ont besoin. »
Le Livre des choses perdues

 

John Connolly fait une véritable ode aux livres, tout au long de son récit, il évoque le pouvoir de l’imagination, mais plus que cela, il donne vit aux livres, il leurs donne le don de la parole par David.

« Certains livres semblaient débattre avec d’autres sur un ton très emphatique, à la façon des experts que David entendait parfois sur la TSF, discuter avec d’autres experts qu’ils tentaient d’impressionner par leur intelligence »
Le Livre des choses perdues

« Lorsque ce dernier [Dr Moberley] posait un question que tous les livres approuvaient, ils la saluaient d’un « Hummm » à l’unisson, comme un chœur d’hommes répétant la même note. En revanche, si le docteur faisait une remarque qu’ils réprouvaient, ils étaient sans pitié.
—Espèce de rigolo !
—Charlatan !
—Baliverne !
—Quel imbécile…
Un jours, un livre dont la couverture portait, gravé en lettres d’or, le nom JUNG, entra dans un colère telle qu’il tomba de son étagère et atterri sur le tapis, tout fulminant ».
Le Livre des choses perdues

Connolly donne aux livres une âme propre, et éternelle, qui vit en chaque lecteur.
Le roman est aussi centré sur la réécriture de certains contes et mythes, dans un ton macabre et critique, ainsi, Blanche–Neige deviens une peste, que les nains ont tentés de tuer, et qui en a fait fuir son prince, le chaperon rouge est revue deux fois, de façon moins joyeuse et plus sanglante, avec un garde forestier moins serviable et une allusion au mythe du minotaure.

Ces récits, qui se greffent au récit principal, ou qui sont rapporté par un personnage, etc… s’intègrent bien à l’intrigue, et sont très bien réécrit, et originaux. Cependant, le macabre des récits, range ce roman dans une catégorie plus adulte (Plus de 15 ans selon moi).

Un des personnages qui rend ce roman moins accessible aux plus jeunes, est notamment l’Homme Biscornu. Ce personnage est l’incarnation du mal, de la cruauté et de la perversion. Malheureusement, je l’ai trouvé très incomplet, il manque cruellement de description, on annonce plusieurs fois son apparition, mais les descriptions sont à chaque fois très maigres, et son origine reste très floue… C’est pourtant un des personnages central du roman…

Outre, ces points, l’auteur évoque sur la mort vue par l’enfant.
David, après s’être glissé sous son lit :

« C’était donc ça la mort : se retrouver pris au pièges dans un espace étroits, bloqué pour l’éternité sous un poids écrasant. »
Le Livre des choses perdues

Mais, aussi, l’incompétence des adultes à aider un enfant en deuil ou en détresse, le Dr Moberley ne pose jamais les bonnes questions, le père de David est trop centré sur son nouveau née pour l’aider etc…

La reconstitution familiale, est par ailleurs un thème important, sinon principale, puisque l’intrigue tourne autour. Connolly évoque la reconstitution d’une famille et l’arrivé d’un nouveau membre : David est souvent ignoré au profit de son frère, et lorsque son père rencontre Rose, il ne laisse ni le temps à son fils de s’adapter, ni de faire son deuil. L’avis, et le vécu de David sont complètement ignoré pas les adultes, durant une bonne partie du livre.

David quant à lui vit mal le fait que son père refasse sa vie si vite, et qu’il est un second enfant. C’est ce thème, l’acceptation d’un nouveau membre, qui est le principal fils conducteur, avec le deuil, du roman.

Deux histoires se rapportent à cela, et John Connolly émet l’idée que l’acceptation d’un nouveau membre, le protéger, permet d’une certaine façon de sortir de l’égoïsme enfantin, pour rentrer dans l’âge adulte, avec des responsabilités, notamment, et aussi la prise de conscience des autres.
Ce livre est vraiment un sorte de roman d’apprentissage, à l’instar des romans médiévaux, comme Lancelot, David prend conscience du monde, des autres … et en ressort transformé.

L’auteur évoque beaucoup l’enfant qui est ne nous, par les contes, et tout la vision qu’on peut avoir du monde à cette âge. Il le réussit, David est un enfant soucieux de sa mère, mais aussi enfantin, égoïste, un poil capricieux, qui peine à comprendre les complexités du monde adulte.
Outre son titre, le roman évoque toutes les choses que l’on peut perdre dans sa vie : les être chère, sa vie, etc… Les peines, lié à la vie adultes, à la guerre …

[Spoil]

Toutes ces choses qui ne seront rendu à David que lors de sa mort : « Alors, dans l’obscurité, David ferma les yeux et tout ce qu’il avait perdu lui fut enfin rendu ».
Le Livre des choses perdues

[Fin du Spoil]

C’est un récit inquiétant, malsain, parfait pour Halloween, mais aussi poétique. Le fond de la Seconde Guerre mondial est bien rendu, il donne une ambiance doublement lourde et sombre, sans prendre la place sur l’aventure de David, mais plutôt en lui faisant écho.

Un autre point fort du roman sont ses titres de chapitre, qui nous donne l’envie toujours envie de lire la suite, c’est un livre très dur à poser une fois qu’ont la ouvert.

I. Où il est question de ce que l’on trouve et de ce que l’on perd
XIII. Où il est question de Blanche–Neige qui est effectivement insupportable

Cependant, au début du roman, j’ai eu du mal à suivre, les actions sont peu détaillées, on manque cruellement d’information sur David, sa famille et les autres personnages. Ils n’y a presque aucune description des personnages. L’Homme Biscornu est très peu décrit, et on a très eu d’information sur la maladie de sa mère ect…

Les plus :

  • La réécriture des contes
  • Un récit sombre et poétique
  • Les questions évoquées (mort, nouveaux membres de la famille, les livres…)
  • Le fond de la Seconde Guerre mondiale

Les moins :

  • Trop peu de descriptions
  • Manque d’information, au début et sur le monde dans lequel se rend David.
  • Un début décousu qui peut perdre le lecteur.

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Pour finir, ce roman de John Connolly est très beau et sombre. Il réécrit avec originalité les contes de notre enfance. Cependant, le début du roman est très décousu, et on manque cruellement d’information, autant sur les personnages que sur le déroulement de certains faits, notamment l’apparition de l’Homme Biscornu. Mais il donne matière à réfléchir, sûr beaucoup de questions, autant pour les adolescents que pour les adultes.
Il ressemble beaucoup, selon moi au Labyrinthe de Pan de Guillermo del Torro, avec son ambiance sombre et fantastique.

Ce roman, malgré ses défauts, reste tout de même une très bonne lecture et m’a donné envie de découvrir d’autres œuvres de John Connolly, notamment les aventures de Charlie Parker.

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Citations :

[Risque de Spoil]

« Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un petit garçon qui avait perdu sa mère.
A vrai dire, il avait commencé à la perdre voilà bien longtemps. La maladie qui la rongeait était une chose terrifiante et sournoise, un mal qui la dévorait de l’intérieur, consumant à petits feux sa lumière de sorte qu’au fil des jours ses yeux perdaient un peu de leur éclat et sa peau devenait un peu plus pâle. »
Le Livre des choses perdues

« Les histoires dans les livres détestent les histoires dans les journaux, disait la mère de David. Les nouvelles des journaux sont comme des poissons qui viennent d’être pêchés : elles sont intéressantes tant qu’elles sont fraîches, c’est-à-dire jamais très longtemps. Elles sont tapageuses et insistantes, comme ces vendeurs à la criée de l’édition du soir, alors que les histoires – les vraies histoires, celles qui sont inventées – ressemblent à des bibliothécaires sévères mais serviables officiant dans les salles de lecture aux rayonnages bien garnis. Les histoires des journaux sont aussi volatiles que la fumée, aussi périssables qu’éphémères. Elles ne s’enracinent nulle part, ce sont de mauvaises herbes proliférant sur le sol, cachant le soleil à des contes autrement plus dignes d’intérêt »
Le Livre des choses perdues

« Les murmures des livres s’amplifièrent, leurs voix se mêlèrent en un grand cœur joyeux car ils savaient qu’une histoire était sur le point de finir et qu’une autre allait bientôt commencer. »
Le Livre des choses perdues

« Car il y a en chaque enfant un adulte en devenir, et en chaque adulte l’enfant qu’il fut »
Le Livre des choses perdues

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