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Eyleen Ryden

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Chronique : La Balance Brisée – Tome 3 : Élémentale par Lise Syven

  • Titre : La balance Brisée – Tome 3 : Elémentalelise tombe 4
  • Auteur : Lise Syven
  • Illustrateur : Xavier Collette
  • Éditeur : Castelmore
  • Pages : 429
  • Parutions : 18 Novembre 2015

            À peine sortie, ce dernier tome de la Balance Brisée, avait déjà  atterri dans ma PAL ! Avec une couverture toujours aussi sublime et un résumé qui n’appel qu’à la lecture :

« Encore plus de magie…
Pour Élie, enfin tout va enfin bien, ou presque !

Elle aimerait bien se rapprocher de Max et surtout continuer sa petite vie sans se soucier de la Balance Brisée. Mais rien ne va plus depuis qu’un homme chauve-souris a survolé la ville et Mirza n’a toujours pas réapparu.
Cependant, le pire est à venir. Lorsqu’un attentat survient dans l’hôtel de Vyerne, Élie comprend vite que sa famille et ses amis sont de nouveau en danger ! »

            J’ai littéralement dévoré ce livre, en une soirée, c’est dire. On retrouve Élie, plus mature que jamais.  Même si ce n’est pas le personnage dont je me suis sentie le plus proche dans ce tome, Élie assure. On voit vraiment qu’elle a grandi, surtout par rapport à ses amies, même si elle reste encore une ado, elle est devenue un personnage plus profond, au fur et à mesure de la série. Je la trouve de plus en plus inventive et réfléchie. J’aime voir comment ses relations avec ses amies – et avec Max – évoluent ! La complicité entre les personnages rend le roman réel, on a l’impression de retrouver de vieux amis.

Le personnage de Karl m’a plus marqué dans ce dernier tome, il m’a énormément amusé, mais c’est surtout Magalie et Karim qui m’ont fait rire. Magalie reste à la fois adulte et enfant, ces réactions autant que ces répliques m’amuse beaucoup, Karim quant à lui prend enfin une vrais place, et je ne l’apprécie que d’avantage. Ce couple est juste adorable. Enola m’a beaucoup surprise, je l’ai énormément apprécié, elle est très mature, voir adulte, ses répliques enfantines contraste ceci avec justesse.

Et enfin, non des moindres, Mirza, comment dire ? J’adore cette vouivre (je veux une vouivre !), elle est adorable, tellement choute, attentionnée, surprenante ! On en apprendre plus sur elle, sur sa vie etc. Puis, les réactions de Magalie par rapport à la vouivre sont juste hilarantes. Je crois qu’elle, Enola et Élie sont les personnages auxquelles je me suis le plus attachée dans Élémentale.

L’ambiance de ce dernier tome est plutôt électrique, mais largement ponctuée d’éclat de rire ! On ne s’ennuie pas, soit on se ronge les sangs, soit on rit ! L’auteur nous plonge littéralement avec Élie dans son monde, elle dépeint l’environnent avec justesse, on s’y croirait. En plus, elle ne se déconnecte jamais du monde réel : quoiqu’il arrive, Élie est avant tout une collégienne qui passe son brevet, avec les soucis qui vont avec !

L’intrigue, quant à elle est juste super bien construite, j’aime autant la plume de Lise Syven, que ses récits bien ficelés. Ce roman est juste insoutenable, je n’ai pas pu le lâcher et en à peine trois heures, il était fini. Il se passe littéralement trop de choses, impossible de refermer ce livre, tout ce que l’on veut c’est savoir la suite, on a trop de questions en tête, si bien que, les pages défilent et on  arrive à la fin trop tôt.

Lise Syven évoque des thèmes pour tout âges, les attentats, les engueulades entre copines, les histoires de famille, etc. Elle répond aux interrogations des plus jeunes, et le fait avec brio, sans oublier le récit. Je le trouve idéal pour les jeunes et les moins jeunes, on trouve son compte à tout âge.

Les plus :

  • Les thèmes abordés très instructif pour les ados
  • L’instigue bien ficelé
  • Les personnages attachants
  • Mirza et Aribo
  • L’ambiance

Les moins :

  • Certaines parties de la fin (Max)
  • Un univers riche qui mériterait une suite.  (Bon, ok, ce n’est pas vraiment un moins, mais je n’ai rien trouvé d’autre).

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Coup de coeur2

Pour conclure, La Balance Brisé est vraiment ma série jeunesse française préféré. J’adore la plume de Lise Syven, ça ma vraiment donné envie de lire d’autre roman d’elle. Elle aborde des thèmes de tous les jours, pour tous les âges, les personnages son attachant, un vrais arc-en-ciel d’émotion. Pour moi c’est certains que je ferais lire cette série à mes enfant (quand j’en aurais ^^), elle est pour moi un passage oblige de la littérature jeunesse/fantastique, mais je dois avoué la quitter avec regret.

J’espère que la chronique vous a plut, ça a été dur de ne pas spoiler … 🙂

Mon petit marque-page maison : 

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Citations :

« – Ils réussiront, j’en suis convaincue. Sois certaines que, même si le pire se produisait, il y aura toujours des gens pour s’opposer aux terroristes. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« Vivement que la cloche sonne ! Je commence  à me demander si je vais survivre à cette journée. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« Mag profite du retard de Karim pour tester une recette. Quand se lassera–t–elle de nous empoissonner ? »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

« […] Vieux Tonton les taille en pièces avant de les inviter à vider les lieux. »

La Balance Brisée, Tome 3 : Élémentale

J’en ai peu, je l’avoue, j’ai été trop prise par ma lecture … 🙂 

Eyleen Ryden.

sorcière

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Chronique : Le Passage du Diable par Anne Fine

  • Titre : Le Passage du DiablePassage du Diable
  • Auteur : Anne Fine
  • Illustrateur : Pgiam/ Getty Images
  • Éditeur : L’école des loisirs
  • Pages : 366
  • Parutions : 8 Avril 2015

J’avais entrevue ce roman dans un Cultura. Quelque temps après, j’ai craqué. La couverture m’intriguait, le résumé encore plus, il promettait un récit assez sombre. Je l’ai lu très vite et n’ai pas été déçue. Anne Fine à une belle plume, simple et fluides, les chapitre s’enchaînent sans qu’on s’en rende comptes.

« Depuis son plus jeune âge, Daniel Cunningham a vécu enfermé, avec pour seule compagnie les livres et sa mère – qui l’a gardé reclus, à l’écart du monde extérieur, et qui n’a cessé de lui répéter qu’il était malade. Un jour, des coups frappés à la porte vont tout changer.

Des voisins ont découvert son existence, et résolu de libérer Daniel de l’emprise de sa mère. Pris en charge par le docteur Marlow et sa famille, il va découvrir peu à peu que tout ce qu’il tenait pour vrai jusque-là n’était qu’un tissu d’histoires racontées pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?

De sa vie d’avant Daniel n’a gardé qu’une maison de poupée. Et pas n’importe quelle maison de poupée : c’est la réplique exacte de la maison natale de sa mère, une maison qui recèle de nombreux et sombres secrets. Jusqu’à quels vertiges ces secrets conduiront-ils Daniel ? »

 

Daniel a toujours vécu enfermé, il apprend petit à petit la vie, avec le Dr Marlow, c’est un personnage qui ne cesse d’apprendre, il est très attachant. Je l’ai beaucoup aimé, mais il manque un peu de jugeote, les indices sont là, crève les yeux, mais non.

Liliana, sa mère est un personnage assez ambiguë, on a du mal à la cerner, et plus on en apprend sur son passé, plus notre opinion ne cesse de changer. J’ai bien aimé les multiples aspects de sa personnalité, et qu’elle soit présente, même quand elle n’est pas physiquement là. Elle en devient parfois plus importante que Daniel.

Le Dr Marlow est un homme savant, intelligent, juste mais comme Daniel, il manque de jugeote, il est naïf.  Sophie, sa fille, est le personnage le plus joyeux du roman, un rayon de soleil, malgré ses réactions enfantines. Elle est moins naïve que son père mais ses actions sont parfois irréfléchies.

Martha et Thomas, deux personnages que Daniel rencontreras plus tard, liés à sa mère, m’on plutôt exaspéré, ils sont trop mystérieux, ce qui ne leur vas pas. De plus, ils sont trop pessimistes, résignés à une fatalité. Je n’aime pas vraiment le personnage résignés, avant même s’avoir essayés.

Enfin, Jack, que l’on rencontre plus tard est un personnage que j’ai adoré, mais, ses actions, ses buts sont trop transparent. Il est prévisible, mais reste un personnage étrange, ambiguë et ça m’a plu.

L’ambiance du roman est assez sombre, surtout dans la deuxième partie du roman. On ne sait jamais à quelle époque on est : il n’y a pas de voitures mais des charrettes, donc nous nous ne sommes pas à notre époque, mais aucune date n’est précisée.

L’intrigue quant à elle est original, on suit plusieurs pistes, tout restes mystérieux, mais, finalement, l’auteur donne trop d’indice, ce qui a finit par me gâcher la fin, avant les ¾ du roman, j’avais devinée les grandes lignes (bon, en même temps je lis beaucoup, et il ça m’arrive aussi devant des films…).

La fin quant à elle est trop expliquée, alors que le récit balance entre fantastique et réalité, le fin est trop explicatif, une simple chute aurait été plus efficace. Le rôle de Jack est malheureusement prévisible. On a beaucoup de questions par rapport à cette maison et  à Liliane, on obtiendra nos réponses, avec un peu trop de détails à mon goût.

Pourtant, le roman est vraiment bien, j’ai dévoré les ¾ du roman en une soirée, mais la fin m’a déçue, compte tenu du récit, qui était prometteur.

Anne Fine aborde la folie, avec le point de vue de Daniel, qui est jeune, c’est intéressant.  N’ayant pas vécu en société, son point de vue est  neutre, sans préjugé d’une certaine façon, mais il est aussi manipulable. La littérature aussi est présente par Daniel, qui a longtemps vécu par les livres, ils lui ont donné une vie que sa mère lui refusait. Le vaudou et la magie y tienne une place importante, on ne sait jamais si magie il y a ou non, jusqu’à la fin (ou presque).

Les Plus :

  • L’ambiance
  • L’intrigue
  • Les personnages (Daniel, Jack)

Les Moins :

  • La fin (trop explicative)
  • Trop d’indices

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Pour finir, j’ai beaucoup aimé ce roman, l’intrigue est bonne, les personnages attachant, ce livre m’a donné envie d’en découvrir d’autre d’Anne Fine.

Lien Amazon (cliquez sur l’image) :

 

Petit marque page réalisé par mes soins 🙂 :

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Citations :

 

« J’ai toujours eu une drôle de vie. Depuis le tout début. Moi, je ne la trouvais pas bizarre, bien sûr. Je suis convaincu que chaque individu, sur cette terre, est persuadé de mener une vie normale et croit que c’est celle des autres qui ne l’est pas. » Le Passage du Diable.

 

« Les passages du diable sont les chemins les plus ordinaires. Croyez-moi. Et le mal n’a pas toujours les traits de la laideur. On ne saurait lire, sur le visage d’un homme, la couleur de son âme. Mais rassurez-vous, poursuivit-il en levant les bras, il existe un moyen de s’en défendre, un seul. Car le diable ne peut arriver a ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte. » Le Passage du Diable.

 

« C’est ta façon de vivre qui fait de toi ce que tu es. » Le Passage du Diable.

Chronique : Le livre des choses perdues par John Connolly

  • Titre : Le livre des choses perduesLivres des choses perdue
  • Auteur : John Connolly
  • Illustrateur : Renaud Bec
  • Éditeur : J’ai Lu Fantasy
  • Page : 377
  • Parution: 7 Mai 2011

 

J’ai été tenté par la couverture sombre de Renaud Bec, et encore plus par son synopsis aussi sombre que mystérieux :

« L’Europe est sur le point de basculer dans la guerre. Le jeune David est trop petit pour comprendre la politique, mais il n’en ressent pas moins l’inquiétude qui, chaque jour, mine un peu plus les traits de son père. Le garçon se retrouve livré à lui-même, seul avec Rose, celle qui a remplacé sa mère défunte. Mais un jour, la voix de cette dernière l’appelle, elle est là, toute proche, quelque part au fond du jardin, dans ce tronc creux qui, hier encore, n’était pas là… Et voilà David aspiré dans un autre monde, peuplé de créatures tout droit sorties des contes qu’il lit à longueur de journée. Un lieu magique et violent où, au détour de chaque chemin, le guette un danger qu’il doit affronter s’il veut un jour rentrer chez lui. »

Le roman commence lorsque David va perdre sa mère, avec qui il est très proche, et partage une passion commune pour la lecture. Son père va finir par retrouver quelqu’un et avoir un deuxième fils. À partir de la mort de sa mère, et encore plus avec l’arrivé d’étrangers dans sa vie, les problèmes commencent : David se met à entendre les livres et à avoir des pertes de conscience, de plus en plus longues. Ces pertes de consciences n’en sont pas vraiment, puisque David en garde des souvenirs. Un soir, persuadé d’avoir entendu sa mère, il suit cette voix et vas finir par rejoindre un monde étrange et dangereux peuplé des êtres de conte.

Un des grands thèmes de ce roman est  la lecture et les livres. Les références aux contes et récits populaires sont nombreuse. J’ai beaucoup aimée comment l’auteur laisse une grand place à aux écrits à et à l’imagination.

« Les histoires restent endormies, dans l’espoir de se réveiller un jour. Mais quand quelqu’un se met à les lire, elles commencent à se transformer. Elles s’enracinent dans l’imagination du lecteur et peuvent le métamorphoser. Les histoires veulent être lues, disaient la mère de David. Elles en ont besoin. »
Le Livre des choses perdues

 

John Connolly fait une véritable ode aux livres, tout au long de son récit, il évoque le pouvoir de l’imagination, mais plus que cela, il donne vit aux livres, il leurs donne le don de la parole par David.

« Certains livres semblaient débattre avec d’autres sur un ton très emphatique, à la façon des experts que David entendait parfois sur la TSF, discuter avec d’autres experts qu’ils tentaient d’impressionner par leur intelligence »
Le Livre des choses perdues

« Lorsque ce dernier [Dr Moberley] posait un question que tous les livres approuvaient, ils la saluaient d’un « Hummm » à l’unisson, comme un chœur d’hommes répétant la même note. En revanche, si le docteur faisait une remarque qu’ils réprouvaient, ils étaient sans pitié.
—Espèce de rigolo !
—Charlatan !
—Baliverne !
—Quel imbécile…
Un jours, un livre dont la couverture portait, gravé en lettres d’or, le nom JUNG, entra dans un colère telle qu’il tomba de son étagère et atterri sur le tapis, tout fulminant ».
Le Livre des choses perdues

Connolly donne aux livres une âme propre, et éternelle, qui vit en chaque lecteur.
Le roman est aussi centré sur la réécriture de certains contes et mythes, dans un ton macabre et critique, ainsi, Blanche–Neige deviens une peste, que les nains ont tentés de tuer, et qui en a fait fuir son prince, le chaperon rouge est revue deux fois, de façon moins joyeuse et plus sanglante, avec un garde forestier moins serviable et une allusion au mythe du minotaure.

Ces récits, qui se greffent au récit principal, ou qui sont rapporté par un personnage, etc… s’intègrent bien à l’intrigue, et sont très bien réécrit, et originaux. Cependant, le macabre des récits, range ce roman dans une catégorie plus adulte (Plus de 15 ans selon moi).

Un des personnages qui rend ce roman moins accessible aux plus jeunes, est notamment l’Homme Biscornu. Ce personnage est l’incarnation du mal, de la cruauté et de la perversion. Malheureusement, je l’ai trouvé très incomplet, il manque cruellement de description, on annonce plusieurs fois son apparition, mais les descriptions sont à chaque fois très maigres, et son origine reste très floue… C’est pourtant un des personnages central du roman…

Outre, ces points, l’auteur évoque sur la mort vue par l’enfant.
David, après s’être glissé sous son lit :

« C’était donc ça la mort : se retrouver pris au pièges dans un espace étroits, bloqué pour l’éternité sous un poids écrasant. »
Le Livre des choses perdues

Mais, aussi, l’incompétence des adultes à aider un enfant en deuil ou en détresse, le Dr Moberley ne pose jamais les bonnes questions, le père de David est trop centré sur son nouveau née pour l’aider etc…

La reconstitution familiale, est par ailleurs un thème important, sinon principale, puisque l’intrigue tourne autour. Connolly évoque la reconstitution d’une famille et l’arrivé d’un nouveau membre : David est souvent ignoré au profit de son frère, et lorsque son père rencontre Rose, il ne laisse ni le temps à son fils de s’adapter, ni de faire son deuil. L’avis, et le vécu de David sont complètement ignoré pas les adultes, durant une bonne partie du livre.

David quant à lui vit mal le fait que son père refasse sa vie si vite, et qu’il est un second enfant. C’est ce thème, l’acceptation d’un nouveau membre, qui est le principal fils conducteur, avec le deuil, du roman.

Deux histoires se rapportent à cela, et John Connolly émet l’idée que l’acceptation d’un nouveau membre, le protéger, permet d’une certaine façon de sortir de l’égoïsme enfantin, pour rentrer dans l’âge adulte, avec des responsabilités, notamment, et aussi la prise de conscience des autres.
Ce livre est vraiment un sorte de roman d’apprentissage, à l’instar des romans médiévaux, comme Lancelot, David prend conscience du monde, des autres … et en ressort transformé.

L’auteur évoque beaucoup l’enfant qui est ne nous, par les contes, et tout la vision qu’on peut avoir du monde à cette âge. Il le réussit, David est un enfant soucieux de sa mère, mais aussi enfantin, égoïste, un poil capricieux, qui peine à comprendre les complexités du monde adulte.
Outre son titre, le roman évoque toutes les choses que l’on peut perdre dans sa vie : les être chère, sa vie, etc… Les peines, lié à la vie adultes, à la guerre …

[Spoil]

Toutes ces choses qui ne seront rendu à David que lors de sa mort : « Alors, dans l’obscurité, David ferma les yeux et tout ce qu’il avait perdu lui fut enfin rendu ».
Le Livre des choses perdues

[Fin du Spoil]

C’est un récit inquiétant, malsain, parfait pour Halloween, mais aussi poétique. Le fond de la Seconde Guerre mondial est bien rendu, il donne une ambiance doublement lourde et sombre, sans prendre la place sur l’aventure de David, mais plutôt en lui faisant écho.

Un autre point fort du roman sont ses titres de chapitre, qui nous donne l’envie toujours envie de lire la suite, c’est un livre très dur à poser une fois qu’ont la ouvert.

I. Où il est question de ce que l’on trouve et de ce que l’on perd
XIII. Où il est question de Blanche–Neige qui est effectivement insupportable

Cependant, au début du roman, j’ai eu du mal à suivre, les actions sont peu détaillées, on manque cruellement d’information sur David, sa famille et les autres personnages. Ils n’y a presque aucune description des personnages. L’Homme Biscornu est très peu décrit, et on a très eu d’information sur la maladie de sa mère ect…

Les plus :

  • La réécriture des contes
  • Un récit sombre et poétique
  • Les questions évoquées (mort, nouveaux membres de la famille, les livres…)
  • Le fond de la Seconde Guerre mondiale

Les moins :

  • Trop peu de descriptions
  • Manque d’information, au début et sur le monde dans lequel se rend David.
  • Un début décousu qui peut perdre le lecteur.

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Pour finir, ce roman de John Connolly est très beau et sombre. Il réécrit avec originalité les contes de notre enfance. Cependant, le début du roman est très décousu, et on manque cruellement d’information, autant sur les personnages que sur le déroulement de certains faits, notamment l’apparition de l’Homme Biscornu. Mais il donne matière à réfléchir, sûr beaucoup de questions, autant pour les adolescents que pour les adultes.
Il ressemble beaucoup, selon moi au Labyrinthe de Pan de Guillermo del Torro, avec son ambiance sombre et fantastique.

Ce roman, malgré ses défauts, reste tout de même une très bonne lecture et m’a donné envie de découvrir d’autres œuvres de John Connolly, notamment les aventures de Charlie Parker.

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Citations :

[Risque de Spoil]

« Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un petit garçon qui avait perdu sa mère.
A vrai dire, il avait commencé à la perdre voilà bien longtemps. La maladie qui la rongeait était une chose terrifiante et sournoise, un mal qui la dévorait de l’intérieur, consumant à petits feux sa lumière de sorte qu’au fil des jours ses yeux perdaient un peu de leur éclat et sa peau devenait un peu plus pâle. »
Le Livre des choses perdues

« Les histoires dans les livres détestent les histoires dans les journaux, disait la mère de David. Les nouvelles des journaux sont comme des poissons qui viennent d’être pêchés : elles sont intéressantes tant qu’elles sont fraîches, c’est-à-dire jamais très longtemps. Elles sont tapageuses et insistantes, comme ces vendeurs à la criée de l’édition du soir, alors que les histoires – les vraies histoires, celles qui sont inventées – ressemblent à des bibliothécaires sévères mais serviables officiant dans les salles de lecture aux rayonnages bien garnis. Les histoires des journaux sont aussi volatiles que la fumée, aussi périssables qu’éphémères. Elles ne s’enracinent nulle part, ce sont de mauvaises herbes proliférant sur le sol, cachant le soleil à des contes autrement plus dignes d’intérêt »
Le Livre des choses perdues

« Les murmures des livres s’amplifièrent, leurs voix se mêlèrent en un grand cœur joyeux car ils savaient qu’une histoire était sur le point de finir et qu’une autre allait bientôt commencer. »
Le Livre des choses perdues

« Car il y a en chaque enfant un adulte en devenir, et en chaque adulte l’enfant qu’il fut »
Le Livre des choses perdues

Chronique : La Balance brisée par Lise Syven

  • Titre : La Balance Brisée                                                                   
  • Auteur : Lise Syven                                                                             
  • Illustrateur : Xavier Collette                                                     
  • Éditeur : Castelmore
  • Page : 445 / ~ 75 / 430    
  • Parution: 21 Mai 2014 / 16 Février 2015 / 18 Février 2015

Je vais commencer mes chroniques littéraires avec ma série française préférée, d’une auteur que j’adore: La balance Brisée de Lise Syven, éditée chez Castelmore.

Petite mise en bouche :

« Mystères et sortilèges ! À la maison, rien ne va plus depuis qu’Élie et son frère Karl ont perdu leurs parents. Karl nourrit une obsession absurde pour les canards en plastique et leur tante Magalie se met à fabriquer des badges à la chaîne. Le jour où l’adolescente surprend des messes basses entre eux deux où il est question d’un Ordre mystérieux et de sortilèges, Élie se demande si elle n’est pas la seule personne saine d’esprit de sa famille… Intriguée par tant de cachotteries, la voilà bien décidée à découvrir la vérité sur sa famille et ses secrets si bien gardés ! »

 

Lise Syven1


Tome 1 – Subliminale : Pour ce premier tome, j’ai eu du mal, au début, à rentrer dans le récit, l’auteur a une plume bien à elle, mais une fois habituée, je l’ai dévoré. Le roman s’ouvre sur Élie et Karl, qui viennent d’enterrer leurs parents. Je trouve que l’auteur représente, et nous fait bien ressentir, le deuil du point de vue des jeunes adolescentes. L’auteur s’attarde vraiment sur ce moment douloureux et le fait avec brio.

Élie est un personnage très attachant, elle et son frère viennent de perdre leurs parents et doivent vivre avec leur tante Magalie. Tous doivent faire leurs deuils, à leurs manières. Mais rapidement, Élie se rend compte que quelque chose ne vas pas, et décide de découvrir ce que sa famille lui cache. On est attrapé dans un tourbillon d’émotions, qui nous touche de plein fouet. La façon dont Élie voit le deuil et surtout comment les autres agissent avec elle est super bien fait. On y retrouve vraiment la vision d’une ado, notamment avec le psy :

« Notre assurance nous a envoyé un psy pour nous aider à surmonter le deuil. Sans façon. Non seulement il avait la poignée de main mollasse, mais il n’a pas écouté un mot de ce que je lui ai raconté : il a gribouillé des damiers sur son bloc pendant que je parlais. Il m’a appelé « ma petite » et m’a offert une sucette à la fin de la séance pour, je cite, « récompenser mon courage à verbaliser mes émotions ». J’ai failli lui demander s’il se moquait de moi. »

Balance Brisée Tome 1

Elle est vraiment persévérante, garde la tête froide, et malgré l’apparition du fantastique dans sa vie, et ses aléas, elle reste une ado que tente d’être normale, et garde les pieds sur terre. Elle vas en cours, et mène sa vie de collégienne avec Fatou, Diomé, Max et les autres.

Magalie est un personnage amusant, elle doit gérer ses deux neveux, alors qu’elle à déjà du mal avec sa propre vie. Pourtant, elle veut vraiment s’en montrer capable. C’est un personnage que j’ai beaucoup aime, contrairement à David, qui m’a plutôt excédée.

Un autre point fort de l’œuvre est son réalisme, différemment à certains romans, on a vraiment l’impression que le récit pourrait être vrai. On prend part au quotidien des personnages, jusqu’au diner, et cela apporte une touche de réalisme non négligeable, qui nous donne envie d’y croire et de rejoindre Élie. J’étais vraiment curieuse d’en savoir plus, notamment sur l’obsession de Karl sur les canards en plastique !

Je me suis vraiment attaché aux personnages, notamment Élie, et leurs réactions sont très humaines, surtout pour des adolescents.

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Novella 1.5 – Tombeau et pâtée de sable : (Disponible en version numérique sur Amazon) Publiée juste avant la sortie du Tome 2,  cette novella fait une bonne transition entre les deux tomes. Si certains éléments sont légèrement prévisibles, c’est une lecture agréable, où l’on retrouve Élie, Magalie et Karl en vacances en Bretagne. Elle est dynamique, sans longueur : bref, une bonne petite aventure, au soleil, avant d’attaquer le tome 2.

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Tome 2 – Phénoménale : Ce deuxième tome est plus intense que le premier, et l’action y est plus rapide. On y retrouve avec plaisir Élie et les autres, les personnages évoluent beaucoup, et les relations entre eux aussi. Élie, notamment,  parait gagner en maturité. De nouveaux personnages sont introduits, tout en approfondissant un univers très complet et contrasté. On est vraiment pris dans l’action, mais on rit aussi  beaucoup, notamment dans certaines situations avec Mirza !

Enola, le nouveau personnage de ce tome et très mystérieux et étrange J’ai longtemps eu du mal à la cerner.  Le harcèlement scolaire est justement représenté, on a vraiment de la peine pour elle. C’est surtout la réaction d’Élie, – le fait qu’elle et les autres réagissent, tout simplement- qui m’a plus, c’est un bon exemple pour les jeunes.

« – Tu n’as vraiment rien à faire d’autre que de propager des méchancetés pareilles ? Tu devrais consulter un psy !
– Oh, ça va, elle ne va pas en mourir.
– Ah oui? Facile à dire, tu n’es pas à sa place. » 

Balance brisée Tome 2

Les personnages sont très réalistes et ont des réactions bien à eux. À noter les personnages d’Élie, Oncle Henri, Tante Magalie, Fatou (ainsi que Mirza !) très réussis, qui figure parmi mes préférés.

L’ambiance est soignée, très réaliste, et surtout, notamment, dans le tome 1, les moments « lourds » sont bien gérés et alternés avec des moments plus « léger ». Le rythme est bon, on ne s’ennuie pas, les événements s’enchainent bien et avant qu’on ait eu le temps de le réaliser, on est à la fin du livre.

La magie est pertinente, et tout reste très logique, conforme à la réalité.

« -[…]Ces magies sont redoutables entre les mains d’une personne douée.
– Comme n’importe quelle arme, lui fais-je remarquer. »

Balance Brisée Tome 1

L’intrigue est un des point fort de cette série, elle est géniale, ce n’est pas une énième quête pour sauver le monde, c’est plus intime, on reste dans l’entourage d’Élie. Le récit est très bien ficelé, à chaque page, on veut en savoir plus.

Les plus:

  • Les personnages attachants et réalistes
  • Une histoire originale
  • Le style de l’auteur
  • La magie qui s’intègre parfaitement à notre monde
  • Le réalisme du récit/ le cadre
  • Les illustrations de Xavier Colette !
  • Mirza !

Les moins:

  • Un début un peu long ?
  • Des personnages un peu enfantins (Mais  qui correspondent à leurs âges)

Pour conclure, c’est une série addictive et joyeuse, qui donne le sourire, elle est parfaite pour petits et grands. L’univers est magnifique et viens se confondre avec le nôtre ! L’intrigue est bien ficelée avec de bon rebondissement. Bref, que des raisons pour se jeter dessus surtout avec la sortie du tome 3 le 18 novembre !

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Coup de coeur2

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Citations:

[Risque de Spoil

« Qu’est-ce que ça mange, une vouivre ? À part les cambrioleurs et les bestioles du quartier ? »

Balance Brisée Tome 1

« Des sortilèges ! N’importe quoi. Je m’en serais rendu compte si ma famille était du genre à pratiquer l’ésotérisme. Et puis ces histoires d’Ordre ? Pourquoi pas l’Ordre du phénix comme dans Harry Potter tant qu’on y est ? »

Balance Brisé Tome 1

« Je voudrais dire quelque chose dans le genre « avec le temps, tout s’efface », seulement je suis bien placée pour savoir que c’est un mensonge. La douleur a beau s’atténuer, la cicatrice reste. Il faut vivre avec. »

Balance Brisée Tome 2

« Les mains dans le dos. Sinon mon démon s’offrira une de vos jambes en guise de dessert. Il a de l’appétit en ce moment. »

Balance Brisée Tome 2

« -On la dérange, murmuré-je.

– Pendant qu’elle dépèce une carcasse ? minaude Karl. Quelle surprise! »

Balance Brisé Tome 2

Eyleen Ryden

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